Stem EQ, Unlimiter… Avis sur Ozone 12, la suite mastering d’Izotope

Grande nouvelle chez Izotope ! Ozone, la célèbre suite de plugins de mastering, revient avec une nouvelle mise à jour. Après une version 11 légèrement redondante, Ozone 12 propose-t-il de réelles innovations ?

Stem EQ : retour au mix

Note : on appelle « stems » les différents ensembles d’instruments et de voix qui constituent le morceau. Un stem peut par exemple regrouper toutes les percussions ou tous les choeurs.

Nouvelle fonctionnalité majeure, le stem EQ permet de séparer les éléments du morceau déjà mixés pour retravailler leur égalisation. Izotope poursuit ainsi la démarche entamée par les dernières versions d’Ozone qui proposait déjà des outils de séparation pour réajuster la balance des volumes dans le mix.

On pourra se demander si ce genre d’outil appartient encore au monde du mastering, dans la mesure où l’on ne travaille plus vraiment sur le morceau global. Si ce nouveau module permettra de sauver des mixages trop brouillons, il vaudra toujours mieux régler ces soucis avant d’exporter son master.

Quoi qu’il en soit, le résultat est assez bluffant au niveau des percussions. Les artefacts liés à la séparation par intelligence artificielle restent assez audibles sur les basses et les instrument de type tonal comme les guitares ou les claviers.

Bass control : une flexibilité améliorée

Dans les dernières versions d’Ozone, on connaissait le Low End Focus qui permettait de réduire les effets de masque dans le bas du spectre grâce à un contrôle macro. Le Bass Control ajoute une granularité supplémentaire en mêlant les contrôles d’un compresseurlimiter à ceux d’un transient designer.

On retrouve ainsi les réglages de niveau, d’attack et de sustain pour ajuster les impacts dans le grave, mais aussi un contrôle des pics de volume générés par ces fréquences. Bien pratique pour gagner en volume, quand on sait que ces pics dans le grave sont souvent la première limite rencontrée au mastering.

Unlimiter : l’anti-compression

À l’inverse, Ozone 12 a prévu la fonction Unlimiter pour restaurer la dynamique des mixages. Le module fonctionne comme un expandeur intelligent qui accentue les pics de volume tout en évitant l’effet de pompage.

Encore une fois, l’idéal serait de retourner sur le mix pour le corriger. Néanmoins, l’outil peut s’avérer pratique lorsque la session de mixage n’est pas disponible. On pense aussi à certains projets utilisant des instrumentales surcompressées trouvées en ligne.

L’assistant mastering et le maximizer revisités

Comme ses prédécesseurs, Ozone 12 peut être utilisé manuellement ou avec un assistant alimenté par l’intelligence artificielle. À noter que les suggestions du programmes doivent être perçues comme un point de départ à affiner, plus que comme un résultat définitif.

Pour faire sa recommandation, l’assistant évalue les caractéristiques communes d’un ensemble de masters au sein d’un genre musical. Or, si les dernières versions d’Ozone proposaient une classification relativement généraliste, Ozone 12 offre une bibliothèque de styles plus nuancés pour des suggestions plus pertinentes.

Côté loudness, le Maximizer se voit ajouter un nouveau mode : l’IRC 5. Il s’agit d’un limiter dont le fonctionnement multibande optimise le gain de niveau pour le master final.

Avis sur la suite Ozone 12 d’Izotope

Les +Les –
Plus de souplesse dans les réglagesDu mastering parfois trop proche du mix
Un réel apport des nouveaux modulesDes artefacts qui restent audibles
Des références artistiques plus nuancéesLe prix (version Advanced à 539 €)

Izotope propose une mise à jour convaincante que l’on recommandera surtout pour son catalogue de styles étoffé et son nouveau mode de limiting. Si les autres ajouts sont intéressants, ils restent une solution de dernier recours pour tenter de sauver des mix. Malgré un prix à l’achat important, il est possible d’obtenir une importante remise pour les détenteurs de versions antérieures.

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