Serum 2 : Xfer fait le plein de nouveautés pour son synthé

La semaine dernière, Xfer Records a sorti la version 2 de Serum, un des synthétiseurs virtuels les plus polyvalents du marché. Derrière sa conception en 2014 se trouve Steve Duda, un musicien, producteur et ingénieur du son connu dans le monde de la synthèse audio pour ses collaborations avec groupe de rock Nine Inch Nails, et ses projets électro comme BSOD ou WTF?. Plus de dix ans après, quelles sont les nouveautés proposées ?

Une interface renforcée

L’interface de Serum 2

On garde ce qui marche et on l’améliore : le nouveau panneau principal de Serum 2 a beau être familier, on y remarque quelques ajouts. D’abord la présence d’un troisième oscillateur. La première version de Serum n’en comptait que deux, sans compter le sub et du bruit (noise). Le volet du noise a d’ailleurs été développé.

De manière générale, cette nouvelle interface renforce les principales fonctions du synthé et leur accessibilité. On remarque davantage de potentiomètres pour paramétrer des macros, une enveloppe et trois LFO de plus, un filtre supplémentaire ainsi que deux nouvelles sections : clip (un séquenceur) et arp (un arpeggiator).

De nouvelles formes de synthèse sonore

Grosse mise à jour : Serum se dote d’un sampler. Il est possible d’y charger vos propres échantillons sonores pour les déformer. Cela permet aussi à Xfer de proposer de la synthèse granulaire, un type de génération sonore basé sur la juxtaposition d’infimes extraits sonores appelés « grains ». Ce genre de son est comparable à ce que peut générer Pigment du côté d’Arturia.

L’inclusion de samples sert aussi au nouveau mode « spectral » de Serum. XFer présente ce nouvel outil comme une manière de réinventer votre sample, notamment grâce à une fonction de time-stretching (manipulation temporelle) poussée.

Les options de modulation ont été mises à jour, notamment avec la possibilité de saturer ou d’appliquer directement des filtres à un oscillateur. On constate également quelques ajouts du côté de la modulation d’amplitude (AM), de la modulation de fréquence (FM) et de la modulation en anneaux (RM).

Un routing plus complet

Le mixeur de Serum 2

Pour ajouter à la flexibilité de son synthé, Xfer a ajouté à Serum 2 une vue « mixeur » qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur les connexions entre les différents canaux du logiciel. On constate la présence de deux bus permettant de traiter les différents sons générés de manière distincte, notamment au niveau des effets.

Rack à effets de Serum 2

D’ailleurs, les effets enrichis de Serum 2 peuvent désormais être utilisés indépendamment du synthétiseur. Il est donc possible d’en faire profiter n’importe quelle piste de votre session.

Des emprunts à Ableton Live ?

Le séquenceur de Serum 2

Comme signalé plus haut, Serum 2 intègre un séquenceur qui n’est pas sans rappeler celui d’Ableton Live : on retrouve un design similaire, les mêmes possibilités de contrôle de la vélocité, ainsi que la possibilité de définir jusqu’à 12 séquences différentes.

Côté effets, on trouvera également un petit module intitulé « utility » qui permet de jouer sur la stereo, la phase et le niveau du signal. Une dénomination qui évoque encore un outil similaire chez Live.

Avis sur Serum 2

Serum 2 est un excellent synthétiseur qui enrichit la version précédente sans en renier l’héritage. On y retrouve la même manière de travailler et les presets de la V1 ont été conservés. Surtout, Xfer évite l’écueil d’un plugin qui deviendrait une usine à gaz par son côté trop complet. L’outil est lisible et efficace, quoique parfois gourmand en ressources.

Disponible jusqu’en juin à 189 $, la nouvelle version de Serum est gratuite pour les possesseurs de la licence précédente. Serum 2 retrouvera par la suite un prix de 249 $.

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